samedi 21 juillet 2007

Est-ce un viaduc ou tu es juste content de me voir?

Ce qui se passe au Québec en ce moment est un brin surréaliste.

Pensez-y un instant : on vient de rendre public le fait qu’il y a des ouvrages routiers comme des viaducs en perdition dans toutes les régions du Québec, sauf au Saguenay. Cela revient à dire poliment que l’on peut manger quelques tonnes de béton sur la gueule (et accessoirement couper court à notre existence) à peu près n’importe quand et n’importe où.

Ce n’est pas Beyrouth ou Bagdad. Ce n’est encore moins le Darfour… Je poursuis quand même.

Un ajout à la nouvelle nous rappelle que la SAAQ considère ce genre d’incident un accident d’automobile ce qui met en place le « no-fault », limitant tous recours possibles pour les proches des victimes.

Je n’écris pas cela pour être alarmiste inutilement. Je suis seulement surpris du peu de cas que ces informations produisent. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont divulgués durant les vacances de la construction. Les relationnistes sont loin d’être des connes ou des cons. Par contre, ce n’est pas ce qu’ils pensent de vous (et encore moins de moi), surtout que l’on a souvent la fâcheuse habitude de leur donner raison.

Pour nous calmer (ou ne pas troubler notre sommeil), on nous montre des « experts » à la télé qui nous expliquent que tout va bien et que les travaux seront faits à temps. Ils ne sont tout de même pas pour nous dire qu’ils s’activent effectivement, mais qu’ils ont la chienne qu’un ouvrage s’écroule avant leur intervention…

Il va falloir que l’on s’attarde un jour sur le comment et le pourquoi de la fragilité des routes. Pas parce que l’automobile est reine au Québec, mais parce qu’il y a dans ces événements, tout le problème du Québec « cheap » dans lequel on vit.

Un Québec qui va vers le plus bas soumissionnaire pour construire ses routes, mais qui lui permet ensuite d’ajouter des extras sur ses travaux.

Un Québec qui accepte que l’urgence d’un hôpital fonctionne sans aucun médecin (Sorel-Tracy).

Un Québec qui accepte que des maisons d’éditions de livres scolaires fournissent de la merde aux élèves sous prétexte que la réforme va trop vite (au lieu de la ralentir pour mieux faire les choses).

Curieusement, le transport, la santé et l’éducation… à peu près les seuls domaines de compétences provinciales très distinctes.

Et je le dis haut et fort, je suis souverainiste. Mais quand je regarde comment notre gouvernement gère (depuis des années, peu importe le parti) son carré de sable, ça me désole.

Quand je pense que le prochain à aller s’amuser dans ce carré de sable, c’est le gros connard à Mario Dumont (pourquoi personne ne lui dit qu’il est con?), ça m’inquiète encore plus.

Comme chantait Gerry… « J’sais pu kossé faire, ma patrie est à terre… »

vendredi 13 juillet 2007

Vivre à Québec sans voiture...

... C'est faisable en dépit des statistiques défavorables à cette affirmation!

Je salue le camarade Nicolas, qui l'annonce fièrement sur son blogue dans un des rares messages personnels qu'il nous livre.

Il a troqué la voiture en location qu'il avait pour un forfait autobus + Communauto des plus intéressants. Il faudrait voir si cela est adaptable à Montréal. On peut présumer que oui. Peut-être que Nicolas pourra nous le confirmer ici-même dans un commentaire.

Je lui ouvre la porte à tout le moins (et je le salue bien bas...)

Signe des temps

Vous êtes vieux lorsque...

Votre premier électroménager que vous avez acheté neuf en appartement vous lâche de fatigue.

En ce qui nous concerne, c'était en juillet 1993.

1993: Kurt Cobain vivait encore. Les Colocs commençaient à peine. Radiohead endisquait Creep. Le Canadien remportait la Coupe Stanley...

Bref, ça ne nous rajeunit pas.

Et faudra songer à remplacer ce frigo.

Chat noir, chat blanc

Pour celles et ceux qui craignent les vendredis 13, quelques questions, qui pourraient se résumer qu'à une seule:

Si les vendredis 13 sont malchanceux, pourquoi ne devrions-nous pas craindre alors les jeudis 12 ?

Et les mercredis 11?

Et que dire des samedis 14, surtout lorsque cela coïncide avec la fête nationale des Français?

Les lundis 30, si l'agencement des mois fait en sorte que, 11 semaines plus tard, il y aura un vendredi 13?

Bref, pourquoi chaque jour n'est pas un jour malchanceux?

jeudi 12 juillet 2007

Milles après milles...

Mes considérations philosophiques personnelles et mon moral à la baisse proverbial mis à part, il est réconfortant de constater que d'autres refusent un tel fatalisme.

Souhaitons donc la bienvenue dans ce merveilleux univers à deux blogueurs totalement différents, mais qui sauront, je l'espère, nous amener ailleurs, au propre comme au figuré.

D'abord, au rentier errant, dandy moderne qui quitte son emploi pour un an à la recherche d'aventures, de voyages, d'images et de sujets pour mieux comprendre notre époque. Un sabbatique comme nous en rêvons tous... ou presque!

Ensuite, Quichotte, grand rêveur de notre temps. Ami fidèle, loyal et idéaliste comme il s'en fait peu aujourd'hui. Il n'a pas choisi le héros (héraut?) de Cervantès pour rien. Ce pseudonyme lui va à ravir. Un saut (quantique) d'abord dans l'espace comme début, c'est vertigineux, curieux et intrigant.

Réservez-moi une place dans vos navettes spéciales!

Chercher sa voie

Cinquante-cinq messages publiés depuis le lancement de ce blogue, le 26 février dernier. Cent trente-six jours après… J’ai encore l’impression de chercher le ton, de chercher ma voie.

J’écrivais, dans mon message initial, qu’à lire certains blogueurs professionnels, je ne pouvais pas faire pire qu’eux. Je n’ai certes pas fait pire, mais je n’ai pas élevé la barre non plus. Je n’ai rien sorti de l’exercice qui soit transcendant.

Le blogue m’a fait découvrir des choses par contre. Des choses, mais surtout des personnes. Il m’a permis des rencontres quotidiennes, sinon hebdomadaires. Il ne se passe pas beaucoup de journées entre mes différentes visites sur les blogues mentionnés dans mes fréquentations. Il y a dans ces visites du plaisir à lire des gens, certains me sont connus, d’autres pas.

Oui, mais… Il reste que je cherche et je cherche un ton. Il me semble ne pas le trouver.

J’ai choisi la voie de l’anonymat. L’idée d’être masqué, dissimulé derrière un pseudonyme, non pas pour charger à tout vent, mais juste pour ne pas porter le poids du blogue partout où je vais. Je ne crois pas avoir écrit un seul message ici que je ne défendrais pas en tant que moi-même.

Je ne suis pas anonyme pour masquer une quelconque célébrité. Je suis plutôt quelconque, point à la ligne à cet égard. (Enfin! Je souris en écrivant ces lignes…)

J’espère que vous osez cliquer sur les liens menant aux documentaires laissés plus bas sur la page. C’est l’un des aspects que je voulais vanter le plus sur ce blogue. Ce n’est pas un succès. Zéro commentaire sur tous les messages traitant de ces documentaires. Peut-être parce que certains sont trop «polarisés», voir le message précédent pour valider mon propos…

Bon. Je vais continuer à travailler sur ce blogue, mais je n’exclus pas encore d’arrêter tout (et de peut-être relancer ça sous une autre forme…). De toutes évidences, je me cherche encore.

Vous n’avez pas besoin de m’écrire pour m’encourager (à tout lâcher ou à poursuivre…). Je ne cherche pas d’approbation. Par contre, honnêtement je me sentais l’obligation de vous dire franchement où j’en étais dans mes réflexions.

Sur ce blogue, professionnellement et partout ailleurs… En ce qui me concerne… Vivement les vacances!

Polarisation

«Nous vivons en des temps difficiles où les petites différences sont amplifiées. C'est un peu parce que la prolifération des médias sur le câble et sur l'Internet permet aux gens de choisir les informations qui consolideront leurs opinions. Un certain nombre de ces médias nagent dans la polémique et adorent renforcer les théories de complots de la gauche et de la droite.»

— Marshall Ingwerson, rédacteur en chef du Christian Science Monitor (2004).

Propos lu dans le livre Deadline America, d'Antoine Char publié aux éditions HMH Hurtubise, page 140.

lundi 9 juillet 2007

361 Nord

Vendredi matin 1h. Je sors du L’Barouf aux coins des rues Saint-Denis et Rachel en compagnie d’ami-e-s.

(Parenthèse, je crois reconnaître une consoeur blogueuse passer sur le trottoir à côté de moi. Mais c’est tout moi ça, croire reconnaître des gens dans la rue. Si c’est toi, tu sauras me le dire. Déambulais-tu par hasard su Saint-Denis dans la nuit de jeudi à vendredi?)

Après les salutations d’usage, je saute dans l’autobus qui passe providentiellement. Un autobus de nuit! Ça devait bien faire 12 ans que je n’avais pas pris ce service. Quelle joie! Ça me dépose presque à la porte en plus.

La faune montréalaise est à son meilleur dans cet autobus que tous devraient prendre au moins une fois l’an. Il y avait de tout. Des couples sortant de boîtes, des employés finissant leur shift et des hurluberlus un peu fuckés. Et il y avait moi, outsider un peu qui contemplait les petits couples autour de moi (j’étais pris en sandwich entre deux). Vous étiez pas mal cutes, je dois dire. Pas le style collant-et-regardez-moi-comment-je-lui-dégorge-les-amygdales. Juste cool. Et cutes.

L’humidité de la ville qui entrait à plein fouet dans l’autobus, toutes fenêtres ouvertes. C’était l’été à Montréal vendredi matin.

J’espère qu’il finira par s’y faire une place et s’y installer.

Vérité de la vie

Vous savez que vous êtes un groupe de vieux musiciens finis lorsque le panneau de vente de vos concerts présente cette option.

jeudi 5 juillet 2007

Le baseball de la vie

Vaut-il mieux connaître une superbe carrière de quatrième frappeur dans les ligues mineures à un salaire de misère ou d'être confiné au banc des Red Sox de Boston en gagnant très bien sa vie comme joueur auxiliaire ?