dimanche 17 février 2008

Tirer un trait

Fig. Tirer un trait sur qqch., y renoncer, l'oublier.

Nous voici rendu au moment tragique.

Le temps étant ce qu'il est. Incompressible et ingrat, je n'ai de temps pour 15 000 projets. Le temps est donc venu de tirer un trait sur cette aventure qui aura duré près d'un an. Le premier envoi ayant été écrit le 26 janvier 2007.

Je cesse de collaborer à ce blogue l'esprit en paix. Un peu malheureux de ne pas avoir su mettre plus de temps à peaufiner et bonifier cet espace, mais j'apprécie chaque message que j'y ai laissé. J'ai cherché un ton, j'ai tenté des choses. Rien qui n'a cassé la baraque, mais cela m'a servi d'éxutoire et de laboratoire pour d'autres projets, d'autres blogues. Certains d'entre vous, les connaissez, pour d'autres, je tenterai de vous les faire connaître.

Monsieur Zourigne, personnage fictif, meurt ce soir. Je ne laisserai plus de messages à ce nom. J'assumerai mon identité sur un blogue en soi et je ferai mes folies ailleurs aussi.

J'ai le regret de ne pas avoir répondu à Mathieu sur son dernier commentaire. Je crois qu'il connaît mal le travail dans une salle de nouvelles pour avoir une pensée binaire de ce genre. Cela dit, c'est moi qui a tort ici, car je ne prends pas le temps d'expliquer mon point de vue.

Cela doit faire deux semaines que je souhaite lui répondre et je ne le fais pas, preuve du fait que je suis trop accaparé pour nourrir un blogue.

Nous sommes rendus au bout de la ruelle. Comme plusieurs, elle se termine dans un cul-de-sac et pas nécessairement à l'endroit où l'on aurait souhaité qu'elle nous amène.

Tournez vous alors de côté, regardez les immeubles avoisinants, les arbres, les enfants jouant derrière leurs maisons, les voisins lavant leur Trans-Am... et appréciez le paysage! :)

Merci d'avoir été là. Je continue de vous lire. Peut-être que vous aussi continuerez à me lire... ailleurs! Qui sait?

samedi 26 janvier 2008

Informer est-il encore d'intérêt public?

Question volontairement provocante posée de la part de la Fédération nationale des communications de la CSN.

C'est aussi le thème d'un intéressant colloque qui aura lieu à Québec du 1er au 3 février prochain. Vous pouvez accéder au site du colloque en cliquant sur ce lien ou en le choisissant dans ma liste de liens à droite. Des personnalités de tous les domaines de la société seront présents pour discuter des enjeux qui touchent les médias au Québec en particulier, mais dans le monde en général.

À quoi ça sert d'informer au juste? Qu'est-ce que cela veut dire aujourd'hui?

Sous mes dehors badin, je m'intéresse hautement à ces questions. Vous devriez aussi. Il en va de notre liberté collective.

vendredi 25 janvier 2008

Cadeau du vendredi soir

Parce que vous le valez bien.

Salmigondis du vendredi

D'abord une confession: mon premier contact avec un chroniqueur de la presse écrite l'a été en lisant quasi religieusement André Rufiange dans les pages du Journal de Montréal. Le bonhomme étant mort depuis des lustres, ça vous donne une idée de mon âge avoisinant le gâtisme.

Deux choses à propos du personnage: d'abord, on le qualifiait souvent du Pierre Foglia du Journal de Montréal. Je ne pouvais comparer, La Presse n'entrant jamais dans l'alimentation journalistique du paternel. Je sais maintenant que cette comparaison était boîteuse, voire carrément ridicule.

Deuxièmement, à mon souvenir, une chronique sur trois était titrée «Salmigondis du (insérez jour de publication ici).»

N'empêche, peu importe le niveau réel du gars, je n'ai jamais vraiment lu un autre chroniqueur du Journal, mis à part Michel-C. Auger. J'ai bien lu Jean-V. Dufresne et Pierre Bourgault au cours de leur bref passage dans ces pages, mais ils n'étaient pas ce que l'on peut appeler des «produits locaux».

Fin de la présentation du titre.

IIIIIIIIIIIIIIIIIII

La réplique candide de la semaine — La nouvelle est passée inaperçue parce qu'elle concerne une ville de banlieue: Brossard.

Les faits: La Ville de Brossard a plié devant une demande du promoteur du centre DIX30 et a rebaptisé le boulevard Lepage nommé en l'honneur de deux anciens maires (le couple Lepage) pour le boulevard Le Quuartier. Raison invoqué par le promoteur: Ce n'était pas facile pour les gens de sortir de l'autoroute et de trouver le bon chemin pour se rendre au Quartier DIX30...

Questionné par Éric Clément, journaliste à La Presse, le maire de Brossard, Jean-Marc Pelletier, dit simplement: «Je suis éminemment inconfortable par rapport à cette décision, mais ce n'est pas la première décision inacceptable de cette administration.»

Ah bon! Rassurant! Ça valait sans doute la peine de les défusionner...

IIIIIIIIIIIIIIIIIII

Heath Ledger — Je n'allais pas passer cela sous silence. Deux constats tirés de mes lectures de La Presse.

1) Marc Cassivi compare l'acteur à River Phoenix. Nathalie Petrowski à James Dean. Chaque génération sa référence.

2) À propos de Nathalie Petrowski. La lecture de sa chronique consacrée à Ledger nous confirme une chose. Sa sensibilité ne peut pas masquer que, la plupart du temps, elle écrit comme un cul.

Voici un extrait, vous me trouverez peut-être sévère (ou blasé):

«Ce jour-là, Heath Ledger, le cowboy tourmenté et ombrageux de Brokeback Mountain, est entré dans la même triste légende inventée par James Dean et rejouée en boucle, génération après génération, par une longue liste de jeunes désespérés dont l'ascension fut aussi fulgurante que la chute prématurée.

Sa mort, d'un impossible cocktail de médicaments, a pris tout le monde au dépourvu. Un peu comme si Ledger avait coupé la file et battu à la ligne d'arrivée toutes les causes perdues et célèbres dont on a mille fois rédigé la chronique nécrologique.

Pourtant, avec sa virilité rugueuse mais vulnérable, avec son sourire timide, ses manières tranquilles et discrètes et sa répugnance à nourrir le monstre médiatique, Heath Ledger ne présentait aucun des signes avant-coureurs permettant de croire qu'il était au bord du désespoir, et qu'il allait bientôt en crever.

On ne l'a jamais vu errer en sang et en haillons dans la rue comme Amy Winehouse, ni conduire en état d'ébriété ou tituber jusqu'à la première clinique de désintox. Alors quoi? Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et il est mort paisiblement dans son sommeil comme l'affirmait son père dans un communiqué?»

IIIIIIIIIIIIIIIIIII

Enquêtes sur le CHUM — Je ne suis pas qu'un rabat-joie. Il y a des choses franchement bien faites et je pense à ce reportage d'une heure présentée hier sur Radio-Canada par l'équipe de l'émission Enquêtes. Si vous l'avez manqué, vous pouvez toujours vous reprendre demain soir à 21h30 sur RDI ou encore l'écouter en ligne sur le site de l'émission en cliquant ici.

L'équipe, menée par Jean-François Lépine, fait un très bon recapitulatif de la saga du CHUM. Les sites envisagées, les décisions prises, renoncées, les allers-retours vers un site à l'autres, les lobbys en place, les joutes politiques, etc.

Pour avoir suivi ce dossier dans les journaux, il est bon d'avoir un retour sur le sujet qui fait une synthèse de l'ensemble.

mardi 8 janvier 2008

Le crépuscule des héros

Une réflexion qui m'est passé par la tête comme ça en regardant le Téléjournal dimanche soir:

Les Canadiens qui reviennent de l'étranger soit qu'ils reviennent avec une médaille d'or autour du cou, soit qu'ils reviennent dans une boîte.

vendredi 4 janvier 2008

Des chiffres et peu de lettres

J'ai entendu hier une brève désolante aux informations télévisées:

Un canadien sur trois n'a pas lu un livre en 2007.

J'aimerais bien savoir ce qu'ont lu les deux autres canadiens. Ce serait sans doute instructif.

Combien de ceux-là n'ont lu qu'un seul livre?
Combien n'ont lu que des biographies (pas que je méprise ce genre, j'en lis quelques-unes par année)

Combien n'ont lu que Le Secret?

À bien y penser, je ne veux pas connaître la réponse.