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samedi 26 janvier 2008

Informer est-il encore d'intérêt public?

Question volontairement provocante posée de la part de la Fédération nationale des communications de la CSN.

C'est aussi le thème d'un intéressant colloque qui aura lieu à Québec du 1er au 3 février prochain. Vous pouvez accéder au site du colloque en cliquant sur ce lien ou en le choisissant dans ma liste de liens à droite. Des personnalités de tous les domaines de la société seront présents pour discuter des enjeux qui touchent les médias au Québec en particulier, mais dans le monde en général.

À quoi ça sert d'informer au juste? Qu'est-ce que cela veut dire aujourd'hui?

Sous mes dehors badin, je m'intéresse hautement à ces questions. Vous devriez aussi. Il en va de notre liberté collective.

mercredi 14 novembre 2007

Mes blues passent pu dans' porte

Alors que ça va mal un peu partout dans le monde (Pakistan, Darfour, la fin de saison des Alouettes) et que l'on s'interroge sur les ancêtres canadiens-français d'Hillary Clinton, un autre sujet tente de spinner son bout dans les nouvelles locales...

Sortie en règle ce matin dans les pages de La Presse de la chroniqueuse sacoche de la revue Chatelaine pour défendre son mari Richard Martineau, au coeur d'une tourmente entre Dieudonné, Louise Cousineau et les gens qui n'ont pas aimé sa prestation à l'émission de Luck Mervill.

La lettre va comme suit:
Réplique

Nicolas sera un franc-tireur

Madame Louise Cousineau,

Alors, comme ça, mon mari, Richard Martineau, n'est pas votre "humain préféré". C'est votre droit. Mais quand vos inimitiés personnelles teintent votre jugement professionnel, là il y a problème.

Dans La Presse de samedi dernier, vous vous en être prise de façon vicieuse à notre couple affirmant que nous nous étions ridiculisés devant Dieudonné à l'émission Le 3950.

J'affirme bien au contraire que nous nous sommes tenus debout devant un être odieux qui copine avec Le Pen, qui prendrait une tasse de café avec Hitler "pour faire jasette" et qui glorifie l'Iran et Cuba (deux grandes démocraties, comme chacun le sait).

Que vous ne soyez pas d'accord avec nos opinions, ou avec nos façons de l'exprimer, c'est, encore une fois, votre droit. Mais que vous vous en preniez à mon enfant à naître en l'impliquant dans votre vengeance personnelle envers mon mari, c'est une attaque grossière et inacceptable dans un journal "familial" comme La Presse.

Vous terminez votre chronique fielleuse en disant à propos de mon fils qui naîtra en mars: "Espèrons qu'il ressemblera à sa mère". Mais quelle mouche vous a donc piquée pour que vous vous livriez ainsi à des attaques en bas de la ceinture?

Moi, au contraire, j'espère que mon fils ressemblera comme deux gouttes d'eau à son père: un p'tit gars de Verdun qui a choisi de se battre avec ses idées plutôt qu'avec ses poings.

J'espère que mon fils héritera de son père une immense confiance en lui, un désir sincère de défier les idées reçues, une volonté de brasser la cage et surtout le courage de "bien faire et laisser braire".

Pour tout vous dire, j'espère que Nicolas Martineau sera un franc-tireur.

SOPHIE DUROCHER

Mme Durocher est animatrice et auteure.

Chère Sophie,

N'allez surtout pas m'accuser de m'en prendre à votre enfant à naître: si j'étais une fée comme dans les contes, je lui donnerais toutes les grâces. Je lui souhaite d'être aussi beau que vous, ce qui n'a rien d'une menace. Les idées de votre mari Richard m'indiffèrent, mais ses jugements sur tout, et souvent à l'emporte-pièce, m'horripilent. J'espère que votre grossesse se poursuivra dans le bonheur ainsi que votre union.

- Louise Cousineau


Deux choses:

1) En tant que «petit gars de Verdun» moi-même, permettez-moi de lui dire de garder ses réflexions méprisantes pour elle. Verdun n'a jamais été le Bronx. On n'avait peut-être pas le même confort que dans d'autres quartiers, mais cette ville désormais arrondissement de Montréal n'est pas une fabrique de déficients mentaux et de motards.

2) Il y a un blogue lancé récemment qui parodie cet intellectuel du Sud-Ouest. Malgré tous ces efforts je crois que jamais l'auteur de ce blogue n'aurait pu écrire ces mêmes bêtises. Parfois l'original dépasse la parodie peut-on d'ailleurs lire sur ce site.

Ensuite, toujours dans l'entourage de R.M., son ami, coanimateur et blogueur populaire en a eu marre de certains commentaires laissés dans ces messages. Monsieur a donc pété une coche flamboyante hier en répondant à son interlocuteur. Vous pourrez le trouvez dans son message concernant U2.

Mais voici le commentaire du blogueur ulcéré:



Je comprends que le blogueur a le droit à ses réactions épidermiques. Il doit recevoir des tonnes de courriels et de commentaires haineux sinon juste stupides. Cela dit, retournez votre clavier sept fois dans votre bouche avant de l'utiliser.

Nos faiseux d'opinions spontanées seraient-ils dûs pour des vacances ?

jeudi 25 octobre 2007

Une pensée pour Josué

On ne peut qu'apprécier la candeur et les bonnes intentions de l'interviewé. C'est beaucoup ça la vie. Et en fait, cela fait de la bonne copie, mais eh! Que je l'ai ri en la lisant.

Mes excuses, cela aurait pu être si tragique.

Mise en contexte, un autobus scolaire du Saguenay a reçu un tir de la part d'un chasseur maladroit alors qu'il roulait sur une route boisé. Une vitre a volé en éclat. Par chance, la place était libre. Le chauffeur d'autobus, Jean-Yves Bergeron, raconte à La Presse Canadienne que cette place est normalement occupé par le même petit garçon.

Voici donc sa phrase dite sans malice, mais qui peut faire rire les cyniques à l'esprit mal tourné.

«Il n’y a pas eu d’enfant blessé mais si le petit Josué avait été assis devant la fenêtre... C’est un petit de première année qui est toujours assis à cet endroit et regarde dehors. S’il avait été là, il aurait reçu le plomb en pleine face.»


En effet, monsieur Bergeron.

lundi 6 août 2007

Se tirer dans le pied

Au propre comme au figuré...

Lu sur Cyberpresse (cliquez pour lire l'article):

mardi 22 mai 2007

Matin de grève

Petit matin perturbé par la grève dans les transports en commun à Montréal. Grève qui me forcera à sortir le vélo et à m'en servir comme moyen de transport plutôt que comme simple loisir, donc ça ne fait pas mon bonheur.

Cela dit, je ferai contre mauvaise fortune bon coeur. Au moins, il fait bon dehors. Nous en profiterons.

L'écoute des manchettes radiophoniques ce matin m'a bien déprimé. Des usagers frustrés qui viennent traiter les travailleurs de gros pleins de la société égoïstes qui viennent tout bousculer, c'est vraiment n'importe quoi.

Savent-ils que le principal cheval de bataille des grévistes, c'est afin que les nouveaux employés de la Société de transport de Montréal disposent des mêmes conditions de retraite que les plus anciens? On appelle cela de la solidarité intergénérationnelle. Quelque chose que les Richard Martineau de ce monde ont oublié une fois qu'ils ont sauté dans le train générationnel. Bon cette remarque est totalement gratuite, mais ça me fait plaisir.

Je vous incite à lire cet article.

Et celui-ci aussi.

dimanche 29 avril 2007

Réflexion, prise deux

Arturo Pérez-Reverte est un ancien journaliste d'abord pour un journal, ensuite pour la télévision espagnole. Je préfère lui laisser la parole :

« Aujourd'hui montrer l'horreur en premier plan est politiquement incorrect. De nos jours, même l'enfant qui lève les mains sur la célèbre photo du ghetto de Varsovie aurait le visage masqué, sous prétexte d'atteinte à la loi sur la protection des mineurs. D'ailleurs, le temps est terminé où il fallait se donner beaucoup de mal pour obliger un objectif à mentir. Désormais, toutes les photos où apparaissent des personnes mentent ou sont douteuses, avec ou sans légende. Elles ont cessé d'être un témoignage pour faire partie de la mise en scène qui nous entoure. » 1

1. Perez-Reverte, Arturo. Le peintre de batailles. Seuil. 2007. Pages 18 et 19.

Le peintre de batailles

Je viens d'amorcer la lecture du livre Le peintre de batailles, de l'auteur espagnol Arturo Pérez-Reverte, l'un de mes auteurs préférés.

J'adore cet instant où l'on ouvre le livre pour la première fois et que l'on plonge dans une histoire neuve, dans une intrigue inconnue.

« Comme chaque matin, il fit cent cinquante brasses vers le large et autant pour revenir à la plage en continuant de nager jusqu'à ce qu'il sente les galets ronds sous ses pieds. » 1

Cela ne nous dit rien, mais on plonge et on plonge... jusqu'à ce que l'histoire nous emporte.

1. Perez-Reverte, Arturo. Le peintre de batailles. Seuil. 2007. Page 9

mardi 27 mars 2007

Quand Libé parle de «Nous»



Le quotidien français Libération s'est intéressé aux élections québécoises. Dans son numéro d'hier, il y avait un article qui faisait le tour de la montée de l'ADQ.

En ce qui me concerne, c'est le titre le plus intéressant fait sur la campagne mais impossible à faire par chez nous.

Le format retenu n'est pas vraiment lisible, mais cela donne une bonne idée du tout.

lundi 26 mars 2007

Bande-annonce

J'ai lu sur le blogue Bon pour ton poil, un compte-rendu franchement drôle du film 300.

Le ton du blogue semble être de la même eau. Je pense que je vais garder ce lieu dans mes signets.

samedi 24 mars 2007

Franche rigolade

Je viens de lire sur le blogue 33 jours que les journalistes du Devoir ont envoyé un dictionnaire à Patrick Lagacé, ZE blogueur.

Pouvoir me rouler par terre de rire sans réveiller tout le monde dans la maison, je le ferais.

Rappelez-moi aussi de vous parler de Lagacé un de ces quatre matins.

jeudi 8 mars 2007

Où vas-tu avec tes skis?


L’homme se réveilla de bon matin. Par la fenêtre de l’autobus, le soleil plombait.

D’un viril coup de coude, il réveilla sa douce en lui disant : « Michou, il fait un froid à tuer une vache à coups de facteur éolien dehors. Je crois que je vais aller skier! »

N’écoutant que son courage et sa fierté de montrer qu’il pouvait s’aventurer sur d’autres terrains glissants que ceux de la veille, il enfila son équipement et s’assit dans le remonte-pente muni d’un billet aller seulement.

Le point culminant de sa campagne atteint (c’est une image), il se laissa glisser jusqu’au pied des pentes où une meute de reporters et photographes frigorifiés se massaient pour entendre le clip du jour.

Imaginez un seul instant le bonheur chez RDI s'il s'était pété la gueule sur la piste...

Tout ce beau monde eut le temps de reprendre la caravane juste à temps pour écouter le début de l’émission de Christiane. (Ça, je ne suis pas sûr.)

C’est ainsi qu’une autre fabuleuse journée de campagne électorale a pris son envol au Québec. N’est-ce pas merveilleux?

Photo Jacques Boissinot, Presse Canadienne ©